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NOS IDÉES ET RÉFLEXIONS POUR ALIMENTER VOS DÉCISIONS D’INVESTISSEMENT
25 juillet 2019

Attention à l’écart de salaire

L’arrivée de la vapeur à la fin du 18e siècle dans l’industrie textile britannique a entraîné une progression en flèche de la productivité des ouvriers et dopé la rentabilité des propriétaires d’usines. Mais rien de tel au niveau des salaires médians. En visite à Manchester dans les années 1840, le spécialiste des sciences sociales Friedrich Engels avait remarqué ce phénomène. Pourquoi, demandait-il, les industriels s’enrichissent-ils alors que la masse des salariés arrive à peine à joindre les deux bouts ?

 

Un siècle et demi plus tard, alors que nous entrons dans une version numérique de la révolution industrielle britannique, assistons-nous à nouveau à une sorte de « pause d’Engels » ?

 

À l’instar de ces travailleurs britanniques du secteur textile à la fin du 18e siècle et au début du 19e siècle, chacun est appelé à l’heure actuelle à s’accommoder de changements déconcertants induits par une mutation technologique rapide. La vapeur, le charbon et le fer ont simplement été remplacés dans l’équation par les données, l’intelligence artificielle et les robots.

 

Comme ces ouvriers d’hier, les travailleurs d’aujourd’hui ne voient guère d’embellie dans le fruit de leur labeur alors qu’ils sont devenus de plus en plus productifs grâce à ces avancées de la technologie.

 

Enfin, tout comme aux débuts de la première révolution industrielle, les propriétaires des moyens de production – qui sont cette fois des algorithmes plutôt que des usines textiles – amassent rapidement une part croissante des bénéfices.

 

De toute évidence, à l’examen des données des États-Unis, la conclusion est limpide : la progression des salaires n’a pas suivi le rythme des gains de productivité au cours des dernières décennies. Les avantages de cette productivité accrue ont donc, pour l’essentiel, également été recueillis par un cercle restreint de personnes à haut revenu, à l’exclusion du gros de la population. Il est peut-être encore trop tôt pour savoir si cela s’explique uniquement par les changements technologiques ou si d’autres facteurs sont en jeu, mais cela soulève certainement plusieurs questions intéressantes sur les précédents historiques.

 

Shamik Dhar, chef économiste, BNY Mellon Investment Management

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